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Des effectifs en hausse
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Au siècle dernier, le Vautour fauve vivait dans toutes les régions bordant la Méditerranée et en particulier dans les moyennes montagnes du sud de la France. Le développement des armes à feu et l’empoisonnement des grands prédateurs (loup et ours), ont provoqué sa disparition dans de nombreux pays et seuls 20 à 30 couples se maintenaient avec difficultés dans notre pays au début des années 1960. Depuis, les choses ont changé et les effectifs remontent grâce à la protection dont il bénéficie et à la mise en place de mesures de conservation efficaces couplées à des opérations de réintroduction. |
En Europe on compte 25 000 couples de vautours fauves dont plus de 20 000 couples recensés en Espagne en 2003. La diminution de cette espèce est encore d'actualité dans certains pays européens et son statut reste inconnu dans de nombreux états de l'est de sa répartition.
En France, il est aujourd’hui bien présent dans les Pyrénées et a été réintroduit avec succès dans le sud du Massif Central il y a plus de vingt ans, ainsi que dans la Drôme (Baronnies et Diois), depuis 1996. Dans le Verdon, l'opération de réintroduction a débuté en 1999.
En 2008, la population française se répartit comme suit : 600 couples dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, 230 couples dans les Causses, 78 couples dans les Baronnies, 34 dans le Verdon. Le noyau alpin, suite aux réintroductions dans les Baronnies, Verdon et Vercors-Diois comprend 115 couples et environ 300 vautours.

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Une colonie fragile
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Au sein de leur immense territoire, les vautours sont parfois confrontés à des menaces comme l'électrocution ou la collision avec les câbles électriques et par des malveillances intentionnelles, comme l'ingestion d'appâts empoisonnés, voire la destruction directe par tir, sans compter les dérangements sur les sites de reproduction. |
La présence de lignes électriques pose de gros problèmes localement et il est urgent de trouver des solutions afin de réduire ce risque permanent. A ce jour, 13 vautours ont été retrouvés morts suite à une électrocution ou une collision avec une ligne électrique, mais ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg car il est souvent difficile de retrouver les cadavres sans prospection assidue des lignes dangereuses.
Concernant l'empoisonnement ou le tir, il faut rester très vigilant. Seule une information permanente permet de limiter de tels actes. Néanmoins, avec le retour du Loup et du Lynx localement, on peut craindre la recrudescence de l'usage du poison à destination de ces prédateurs. Les rapaces nécrophages seront malheureusement les premiers touchés.
Enfin, les vautours sont des rapaces assez sensibles au dérangement. Leur nidification en falaise ne les met pas à l'abri de toutes les menaces. C'est d'ailleurs durant la période de reproduction que ces oiseaux sont les plus vulnérables, notamment pendant l'incubation et l'élevage du poussin unique. Certains aménagements de falaise et des comportements non respectueux de sportifs varappeurs, randonneurs, parapentistes, photographes animaliers et même naturalistes, peuvent compromettre les tentatives de reproduction.

De plus, le 21 juin 2006 un hélicoptère de l’armée a percuté un vautour en vol dans le Grand canyon. Hormis le trou dans le cockpit (une chance que l’accident n’ait pas été plus grave), le vautour a été pulvérisé en vol. Les quelques restes récupérés (plumes et muscles) dans l’appareil attestent d’un adulte.
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Escalade et vautours
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Les activités de loisir en milieu naturel se sont fortement développées et diversifiées depuis trois décennies. Randonnée, VTT, escalade, canyoning, rafting et canoë-kayak, parapente, saut à l’élastique, base jump, toutes ces activités sont pratiquées dans les gorges du Verdon. Elles lui donnent ainsi une image sportive dans un cadre de nature sauvage. Cependant, ces activités ont un impact sur l’environnement. Il est important de le quantifier et surtout de sensibiliser les acteurs concernés afin de mettre en place des mesures d’accompagnement appropriées. |
Localement, La LPO PACA s’est impliquée dans la concertation par des réunions et des rencontres sur le terrain avec les représentants de l’association Lei Lagramusas et de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME). Parallèlement, le Parc naturel régional du Verdon a initié un schéma des activités de pleine nature afin de concilier pratiques sportives et respect de l’environnement, notamment en matière d'escalade.
Suite au colloque de Digne d'octobre 2002, la LPO PACA souhaite s’investir davantage sur ces problématiques. Il s’agit de :
- constituer un réseau constructif entre naturalistes et grimpeurs,
- mettre en place une base de données sur le dérangement des oiseaux rupestres au niveau régional puis national,
- suivre les impacts des activités de pleine nature sur les sites sensibles.
Dans le cadre du groupe escalade du Schéma des activités de pleine nature piloté par le Parc naturel régional du Verdon, nous sommes régulièrement en relation avec les professionnels locaux de l’escalade, les responsables de l’association “Lei Lagramusas” en charge de la gestion et de l’équipement des sites d’escalade sur les falaises de la Palud sur Verdon. En 2006, des affichettes d’information au sommet et au pied de certaines voies d’escalades et lignes de rappel ont été installées ou réactualisées. En effet, sur l’ensemble des falaises de l’Escalès, en rive droite du Grand canyon le nombre de couples nicheurs est passé de 6 en 2004 à 10 en 2005 et 20 en 2008. De ce fait, les risques de dérangement potentiels des nids ont nettement augmenté, il est donc nécessaire de sensibiliser au plus près les grimpeurs. Actuellement, 8 nids sont concernés par ce mode d’information expérimental in situ.
Commande des Actes du Colloque de DigneFaune et Nature n° 41 « La falaise : enjeux écologiques et aménagements », 5 € le numéro + frais de port (3 € pour un à trois exemplaires, 6 € au delà de trois exemplaires)
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Equarrissage naturel et vautours
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Les premières années de réintroduction nécessitent un apport régulier de cadavres sur un charnier afin de maintenir les oiseaux sur le site dans un premier temps. Par la suite, les vautours commencent à trouver d'eux-mêmes leur nourriture et les éleveurs renouent le lien qui les unit à ces rapaces nécrophages depuis des centaines d'années. |
Le système actuel d'alimentation est basé sur la récupération de cadavres ovins et caprins dans deux conteneurs réfrigérés situés dans un rayon de 50 km autour du site actuel de réintroduction (Saint-André-les-Alpes, Digne). Ces conteneurs permettent à l'origine aux éleveurs d'éliminer leurs pertes d'élevages via l'équarrissage industriel.
Parallèlement, des cadavres sont récupérés chez quelques éleveurs des communes de Trigance, de Castellane et Senez. Cette collecte directement chez l'exploitant, représente environ 15 % de la masse totale mise à disposition des vautours.

Depuis 1999, ce système a permis d’éliminer naturellement plus de 190 tonnes de cadavres d’ongulés domestiques en les mettant à disposition des vautours libres et captifs.

L’arrêté interministériel du 7 août 1998 permet la création de placettes d’alimentation chez des éleveurs. Ce dispositif, déjà en place chez une trentraine d'exploitants des Causses, ainsi que dans les Baronnies, présente de nombreux avantages : autonomie de l'éleveur, pas de récupération d'une exploitation à une autre, dispersion des points d'alimentation, réduction du coût d'équarrissage pour la société… D’ores et déjà, nous développons ce mode d’équarrissage naturel afin de favoriser l’autonomie alimentaire des vautours. Il s’agit de sensibiliser le milieu agricole à l’intérêt de ces nouvelles pratiques et d’encourager des démarches partenariales entre éleveurs, gestionnaires de la réintroduction et administrations.
Cette démarche a débuté par la réalisation, au cours de l’été 2004, d’une enquête auprès de 73 éleveurs d’ovins et caprins présents sur le domaine vital des vautours. Il s’est avéré que les exploitations de la région semblent bien appropriées au système des placettes d’alimentation. En effet, l’élevage extensif fortement présent dans la région assure une faible mortalité dans le troupeau, étalée en grande majorité tout au long de l’année. Le départ en estive de la majorité des élevages conditionne l’utilisation des placettes avant d'octobre à juin, quand les cadavres passent de la bergerie aux conteneurs réfrigérés prévus à cet effet.

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Le retour du Vautour percnoptère
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Le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) est le plus petit des vautours européens (1,55 à 1,7 m d’envergure). A l’inverse des grands vautours, fauves et moines, il est territorial et migrateur. Il vit donc en couple et niche dans une cavité en falaise (rupestre). Du point de vue alimentaire, il est plus éclectique tout en restant principalement charognard. Il est ainsi considéré comme un vautour “picoreur”. Malgré sa relative petite taille, c’est un excellent planeur et il est capable de parcourir de très grandes distances pour se nourrir.
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Sur les 30 percnoptères observés à Rougon entre 1999 et 2008, 15 (50%) portaient des bagues. Ces oiseaux avaient tous été bagués au nid entre 1997 et 2002 (excepté un en 2006) dans le massif du Luberon (8 individus), les Alpilles, le Gardon, l’Hérault et les gorges du Tarn. La plupart étaient immatures ou subadultes au moment de l’observation. Cela confirme le phénomène de philopatrie (comportement des jeunes individus à revenir se reproduire dans la région où ils sont nés) car tous les vautours bagués proviennent du noyau de population du sud-est de la France.
Un premier Plan de restauration national a été mis en œuvre ces 5 dernières années et sa réactualisation est en cours. Il est coordonné par la DIREN Aquitaine.
En parallèle, un programme LIFE de restauration de cette espèce dans son aire de répartition française méditerranéenne, a débuté en septembre 2003 et pour une durée de 4 ans. Il est coordonné par la LPO Mission Rapaces.
Attiré par la colonie de Vautour fauve, le Vautour percnoptère a confirmé son retour naturel en se reproduisant à Rougon en 2007 après 10 années d’absence dans les Alpes de Haute-Provence. Même si cette nidification n’est pas arrivée à terme, il s’agit d’un nouveau couple en PACA.
Voici les dates remarquables du suivi 2007 et 2008 :
2007
- 6 avril : première observation du mâle habituel (jaune droit, rouge gauche), présence régulière jusqu'au 26 avril, puis absent et de retour le 6 mai.
- 9 mai : première observation du couple en vol et posés ensemble dans une cavité. La femelle, identifiée grâce à ses bagues (bleu/bleu g, noir/muséum d), est née dans le Luberon en 2002.
- Du 11 au 18 mai : accouplements et transports de matériaux.
- Entre le 1er et le 7 juin : ponte. A partir du 1er juin, nous n'avons observé plus qu'un seul individu en vol, la présence d'un couveur est confirmée le 7 juin.
- 15 juin : présence d'un 3ème adulte en vol pendant la curée des fauves, identifié sur photo.
- 19 juillet : éclosion
- Du 19 au 29 juillet : couvaison/nourrissage de 2 poussins.
- 1er août : échec constaté. A partir de cette date, plus aucun percnoptère n’observé au nid.
- 3 août : la femelle est posée sur la falaise en face des volières.
- 6 août : dernière observation d'un adulte, non identifié.
2008
- 28 mars : première observation du mâle habituel (jaune droit, rouge gauche)
- 30 mars : première observation de la femelle présente l’année dernière (bleu/bleu g, noir/muséum d)
- 1 avril : première observation du couple en vol et posés ensemble dans la cavité occupée en 2007
- Du 12 au 20 avril : accouplements et transports de matériaux.
- Entre le 20 et le 24 avril : ponte. Présence confirmée d’un couveur, avec relais le 24 avril.
- 12 juin : Nid vide, échec de reproduction
- 13 juin : Présence d’un immature de deuxième année (jaune/noire gauche, verte droite) en vol, attaqué par un des deux adultes du couple
- 13 juillet : dernière observation de l’immature
- Du 12 juin au 21 juillet : observation régulière des deux adultes
- 25 juillet : dernière observation d’un adulte, non identifié
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La réintroduction du Vautour moine
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Le Vautour moine est le plus grand rapace diurne d’Europe. Ce rapace est très menacé à l'échelle européenne et bénéficie actuellement de multiples mesures de conservation, principalement en Espagne, en France et dans les Balkans. |

Son plumage brun noir et sa "tonsure" lui confèrent l’aspect monacal qui lui vaut son nom. Sa tête est beaucoup plus large que celle du Vautour fauve. Elle est en partie couverte d’un duvet ras qui dessine, en continuité avec celui de la gorge, un masque autour des yeux, des orifices auditifs et sur les joues. Son bec est puissant et fortement recourbé. Ses pattes d’un gris pâle contrastent nettement avec un plumage brun sombre s'éclaircissant avec l'âge.
En vol, le Vautour moine est reconnaissable à ses ailes extrêmement longues et larges qui lui assurent une parfaite maîtrise du vol plané ; sa tête dépasse peu de son corps massif et sa queue courte est légèrement cunéiforme. Il apparaît uniformément noir (sans contraste de plumage comme chez le Vautour fauve) exceptées sa tête plus claire et ses pattes grisâtres.
Le Vautour moine est lui aussi un oiseau nécrophage se nourrissant de cadavres de petite à grande taille. La prospection alimentaire s'effectue au-dessus de milieux ouverts (montagnes caillouteuses, prairies pâturées par des ongulés domestiques ou sauvages..) mais il prospecte fréquemment des secteurs semi-boisés. Sur les Causses et dans les endroits où les deux espèces cohabitent, les vautours moines s'intègrent régulièrement au sein des groupes de vautours fauves pour les recherches alimentaires.
Le Vautour moine a disparu des Préalpes provençales suite à la déforestation débuté dès le Moyen-Age, puis aux destructions directes par le fusil, aux campagnes d’empoisonnement contre les prédateurs et dans une moindre mesure aux difficultés d'accès à sa nourriture (lois sanitaires sur l’équarrissage).
Aujourd’hui la forêt a regagné sa place et est omniprésente dans cette région. Les versants boisés paraissant favorables à la reproduction du Vautour moine sont, de toute évidence, très abondants.
Des données attestent de la présence du Vautour moine en Provence au XVIème et XVIIème siècle et dans le sud des Alpes au moins jusque vers le milieu du XIXème. En effet, NEWTON (Ootheca Wolleyana London 1. 1864 in GLUTZ VON BLOTZHEIM, 1971) mentionne un œuf collectionné dans les Basses Alpes en 1856.
Après plusieurs années de préparation, la réintroduction du Vautour moine dans le Verdon a démarré avec la libération par la méthode du taquet le 20 août 2005 de 2 juvéniles nés en captivité. Cette opération est menée par la LPO PACA en collaboration avec la Black Vulture Conservation Foundation (BVCF), les parcs zoologiques européens, les associations “Vautours en Baronnies” et “Vautours en Haute-Provence”. Elle s’inscrit dans Plan National de Restauration du Vautour moine piloté par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Depuis 2005, huit vautours moines ont été libérés dans le Verdon : 4 par la méthode du taquet et 4 par la méthode des volières.
Un bilan des lâchers et des observations de vautours moines exogènes observés à Rougon est disponible dans le tableau ci-dessous.
Vautours moines libérés dans le
Verdon
Vautours moines exogènes
Total / année
libérés
capturé
mort
observés
en
cours d'annéeBaronnies
Causses
non
marqués
2004
1
1
2005
2
1
2
1
3
2006
2
1*
3
3
6
2007
3*
5
2
1
2
/ 3
10
/ 11
2008
5
1
9
4
2
/ 3
15
/ 16
TOTAL
11
1
2
11
8
2
4
/ 6
25
/ 27
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Un facteur de développement local
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Il existe actuellement une véritable demande de diversification des activités liées à la découverte de l’environnement. De ce fait, le programme de réintroduction des vautours dans le Verdon constitue un moteur de développement du tourisme nature dans cette région. Il appartient donc à la LPO PACA et aux partenaires du programme, de mieux cerner et de professionnaliser l’offre déjà existante tant en terme de prestations qu’en terme de structures d’accueil. |

Les vautours sont facilement observables et attisent la curiosité des milliers de touristes de passage dans les gorges. La commune de Rougon souhaite réorienter une petite partie du flux touristique vers le village afin d’y maintenir des activités (bar-restaurant et épicerie communaux, crêperie, gîtes ruraux et chambres d’hôtes) à l’année. A cet effet, elle a engagé une réflexion pour le développement d’un projet de structure d’accueil et d’un espace muséographique du type "Maison des vautours", à l'image de ce qui a été réalisé dans les Pyrénées et les Grands Causses. La LPO PACA participe au comité du pilotage et y apporte une vision technique et scientifique, ainsi que l’expérience du réseau LPO.
Des animations sur le thème des vautours se poursuivent depuis l’été 2000 et sont reconduites chaque année en raison de leur succès auprès des touristes. Il s’agit de sorties de découverte et d’observation du Vautour fauve, autour du village de Rougon réalisée en majorité à la demi-journée.
Depuis 2000, nous avons réalisé près 370 animations permettant de sensibiliser plus de 5900 personnes dont un tiers d’enfants à l’intérêt de la protection et de la conservation de la nature au travers de la découverte et de l’observation des vautours. En fin de matinée, ils contemplent le ballet volant des dizaines de vautours qui prennent leur envol tous ensemble. Enfants comme adultes, ils ne peuvent être qu’émerveillés ou admiratifs par ce spectacle de la nature.